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L'art du bivouac en randonnée

Afin que le bivouac en randonnée ne se transforme pas en véritable galère, il est bon de s’y préparer et de connaître les rudiments du parfait petit nomade.

ivouac de randonneurs sur le sentier du GR 10, près du refuge de l'étang d'Araing. Crédit : Azam Jean-Paul / hemis.fr La mise en condition

Si passer une nuit sous la tente, voire à la belle étoile, ne semble pas bien dangereux, l’impression d’être dehors et donc « non protégé » est un élément bien plus important qu’il n’y paraît. Un bivouac en randonnée bien préparé est donc un gage de sérénité. Le randonneur saura alors faire d’une grosse pierre le dossier d’un siège grand confort, afin d’assister au spectacle de la voûte céleste, tout en évoquant les meilleurs moments de la journée, avant de s’endormir à l’unisson de la nature et de son corps fatigué.

Le bivouac n’est pas un droit

Que les terrains soient privés ou qu’ils appartiennent à une collectivité, il n’est pas permis de camper où bon nous semble.

S’il s’agit d’un domaine privé, une autorisation des propriétaires est indispensable. Pour les autres terrains, il est nécessaire de se conformer aux règlements en vigueur et notamment de payer les taxes éventuelles (renseignements auprès des Comités régionaux et départementaux de la randonnée et des Offices de tourisme). Les parcs naturels régionaux et les parcs nationaux ont leurs propres réglementations. Ils peuvent tolérer le bivouac en randonnée, à condition que la tente soit remballée avant le lever du soleil, comme l’interdire complétement (s’informer avant de partir). En cas d’autorisation, il faudra respecter certains points (distance réglementaire des routes ou sentiers, feu autorisé ou non, etc.).

Dans tous les cas, il est toujours préférable de dépasser le village et de se faire discret pour ne pas gêner.

Les quatre éléments cardinaux

  • La terre : choisir un terrain souple avec une pente douce, voire nulle, pour ne pas trop rouler ou tanguer. Enlever cailloux et branchages, aplanir les mottes et autres points durs que votre dos n’apprécierait pas. Sous tente, penser à creuser des rigoles autour du double toit et à laisser sécher la rosée avant de la replier.
  • L’air : Trouver de vraies zones abritées même si elles offrent un moins beau panorama. Un gros rocher ou un bosquet conséquent sera un agréable allié en cas de brise continue ou de rafales. En bord de mer où les vents thermiques peuvent être très violents, établissez votre bivouac sur les bords de dunes ou les criques abritées.
  • L’eau : Se méfier de l’eau qui dort. Dès les premières chaleurs, elle est souvent synonyme d’insectes et de moustiques. De même, bivouaquer en randonnée au bord d’un torrent peut présenter des risques importants en cas d’orages ou de crues subites. Il est donc conseillé de camper à plus de 70 mètres des lacs et rivières.
  • Le feu : En été, les feux sont interdits dans la plupart des régions françaises. Pour faire chauffer un repas, éloigner le foyer de votre tente et du reste de votre matériel de bivouac, prévoir de l’eau en quantité suffisante pour pouvoir l’éteindre à tout moment et s'installer à distance de toute végétation sèche.