Découvrez le RandoPass® et ses avantages exclusifs! GO!
Mon GR®

Le site de la
Randonnée Itinérante

Neige et avalanches : ce qu’il faut savoir

Couloirs d’avalanche, pentes raides, neige dure… Hors des circuits balisés, le randonneur à pied ou en raquettes peut s’exposer à des dangers. Pour goûter pleinement aux plaisirs d’une randonnée hivernale, il doit savoir tracer son itinéraire, évaluer les conditions et adopter les bons gestes en cas d’avalanche.

Sur certains terrains, les randonneurs à pied ou en raquettes sont soumis aux mêmes risques que les skieurs hors-piste et les accidents, dans cette activité, ne sont pas rares. Ainsi, entre 2015 et 2017, la France a enregistré, l’implication de 34 personnes dans des phénomènes avalancheux. Avant toute sortie, il est donc utile de s’informer sur le manteau neigeux – ce " mille-feuille " formé par les chutes de neige successives – et ses dangers (Bulletins d’estimation du risque d’avalanche, Météo France, ou localement en station).

Les avalanches

Tout d’abord, il faut savoir qu’il existe trois types d’avalanches.Avalanche de neige humide en Haute-Tarentaise - conseil MonGR - crédit : FFRandonnée

  • L’avalanche de neige poudreuse

Elle intervient pendant ou peu après de fortes chutes de neige. La couche de neige fraîche, sans cohésion, cède sous l’effet cumulé du poids et de la gravité

  • L’avalanche de neige humide

Elle s’observe au printemps ou lors d’un redoux hivernal, quand la température augmente au-dessus de 0° C ou en cas de pluie. En s’humidifiant, le manteau neigeux se fragilise, les couches s’effondrent, l’avalanche se déclenche.

  • L’avalanche de plaque

Une plaque de neige compacte, mal ancrée au reste du manteau, se détache et glisse le long de la pente. C’est l’ennemie principale des skieurs et des randonneurs qui peuvent la déclencher lors de leur passage, voire à distance.

Les cheminements

Evidemment, les risques d’avalanche dépendent du terrain de la randonnée. Un article de Neige et avalanches, la revue de l’Anena, intitulé  "Le raquettiste et l’avalanche"(février 2013) distinguait trois types d’itinéraires plus ou moins exposés.

  • Randonnée en raquettes en Haute-Maurienne - Conseil MonGR - crédit : FFRandonnéeL’itinéraire nordique

Le randonneur chemine sur un terrain ne comportant pas ou peu de relief, excluant les pentes potentiellement avalancheuses. Les plateaux du Jura ou de l’Ardèche présentent, par exemple, ce type de milieu. Le risque d’avalanche y est quasiment nul.

  • L’itinéraire nordique en terrain alpin

Le randonneur évolue dans un environnement alpin, mais sur un parcours relativement plat. Il évite les accidents de terrain importants et les fortes pentes. Pour autant, il peut se trouver ponctuellement ou régulièrement en zones d’avalanche. S’il se situe en aval d’un déclenchement, le randonneur peut donc être touché par une " coulée " de neige.

  • L’itinéraire alpin

Le randonneur progresse dans un environnement comportant des passages dans des pentes raides, propices aux déclenchements. Les risques sont les mêmes que pour les skieurs de randonnée. L’équipement de sécurité et les comportements à avoir sont donc similaires. Or, bien souvent, lorsqu’il suit le tracé d’un sentier d’été, le raquettiste n’a pas conscience qu’il évolue dans une zone dangereuse.

Equipement : sonde, pelle et DVA

Avant de partir en randonnée, préparez minutieusement l’itinéraire en évitant les secteurs périlleux. Ce choix doit prendre en compte votre forme, le niveau des membres de votre groupe, les conditions météo et l’état du manteau neigeux. Consultez donc le bulletin météo du jour ainsi que le bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BRA).

Exercice de recherche de victimes d'avalanche en Haute-Maurienne - Conseil MonGR neige et avalanche - crédit : FFRandonnéeLors d’une randonnée nordique en terrain alpin, il convient de prendre quelques précautions. Par exemple, veillez à conserver un espacement suffisant entre les marcheurs, pour éviter que tout le groupe ne soit emporté si une avalanche se déclenche. Lors d’une randonnée alpine, le choix de l’itinéraire et de la trace, le comportement et la gestion du groupe ont la même importance qu’en skis. La méthode Munter de réduction du risque (3 × 3), qui évalue les risques selon trois séries de variables (les conditions, le terrain et l’homme), permet de se poser les bonnes questions au bon moment. Sachez qu’en cas d’avalanche, les chances de survie sont supérieures à 90 % si l’ensevelissement dure moins de 18 minutes. Elles chutent à 34 % au bout de 35 minutes. Réduire cette durée est donc vital.

Même si les secours sont alertés, le sauvetage doit être amorcé par les camarades indemnes. Un équipement se révèle alors indispensable : le pack de secours DVA (détecteur de victimes d’avalanche), sonde, pelle. Mais sa seule possession ne suffit pas. Pour rechercher et dégager des victimes avec efficacité, il faut s’entraîner régulièrement. Rappelez-vous que la sécurité en montagne est avant tout une affaire de groupe et de prise de conscience collective.


L'Anena guide vos pas dans la neige

L’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (Anena) est reconnue d’utilité publique depuis 1976. Elle sensibilise le grand public et les professionnels aux risques liés à la neige. L’Anena met à disposition de la documentation sur son site internet. Elle propose également stages et conférences pour parfaire vos connaissances. Deux formations concernent spécifiquement les randonneurs en raquettes : « suivre la trace » et « nivologie progression raquettes ». Par ailleurs, pour vous familiariser aux techniques de secours en montagne, certaines stations françaises proposent des stages d’initiation et de perfectionnement encadrés par des professionnels. 

Plus d’infos : www.anena.org, 15, rue Ernest Calvat, 38000 Grenoble, tél. 04 76 51 39 39.