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Interview

Pourquoi soutenir la FFRandonnée : rencontre avec Alain, baliseur bénévole

Alain est baliseur bénévole depuis plus de 10 ans pour la FFRandonnée. Il nous révèle ce qui l'a conduit à aider à l'entretien des chemins de randonnée. Il revient également sur l'importance de soutenir les actions menées par l'ensemble des baliseurs sur le territoire français.

« La construction d'un itinéraire est bien plus complexe qu'il n'y paraît ! »

Alain est retraité de l'industrie aéronautique. Il est également l'un des baliseurs bénévoles pour la FFRandonnée Val-d'Oise depuis plus de 10 ans. La randonnée, il connaît bien, pratiquant cette activité depuis sa plus tendre enfance, que ce soit à l'occasion de balades en forêts avec ses parents, de ses vacances ou de ses nombreuses aventures dans les montagnes alpines, en famille ou avec ses amis. La célèbre balise blanche et rouge et les cairns n'ont jamais été bien loin de son champ de vision.

C'est son amour de la nature, son affinité pour les balises et son désir de savoir ce qui se cache derrière ces coups de pinceaux qui l'ont incité à se lancer dans la fonction de baliseur bénévole pour la FFRandonnée : « J'étais intéressé à l'idée de savoir ce qu'il y avait derrière le balisage. C'était une vraie curiosité. Parfois, je ne comprenais pas toujours pourquoi le topoguide et le balisage étaient indiqués de la sorte. Alors je me suis dit autant aller voir ! ».

« Le balisage, ce n'est pas que de la peinture. C'est aussi débrousailler (souvent beaucoup), mettre en place une signalétique : planter des poteaux, poser des plaques voire même depuis quelques années, implanter des plots en ciments dans le sol des carrefours de chemins dépourvus de supports, à l'initiative de collègues passionnées et infatigables ...  C'est une mission bien plus complète qu'il n'y paraît !»

Pour sa première mission, Alain a eu la chance avec un collègue, de réaliser le premier balisage de deux circuits d'une douzaine de kilomètres, en étant accompagné de leur référent : « C'est miraculeux de baliser quelque chose qui n'existe pas. C'est la meilleure façon de s'approprier le travail de balisage ». En effet, ce travail nécessite de déposer sur le terrain des informations « compréhensibles par tout le monde », insistant sur le fait que se mettre dans la position d'un randonneur occasionnel peut parfois être difficile lorsqu'on est soi-même randonneur habitué. « Des choses qui paraissent intuitives pour quelqu'un ne le sera peut-être pas pour d'autres [...] On a parfois de vrais débats entre nous pour savoir quel est le bon endroit pour apposer une balise ! ».

Pourquoi soutenir les bénévoles à travers le don

Si l'on peut penser qu'une fois le balisage d'un itinéraire réalisé, celui-ci perdure ad vitam æternam, ce n'est pas du tout le cas. Comme le rappelle justement Alain, « la nature change ! La végétation évolue suffisamment rapidement pour qu'il soit nécessaire de "rafraîchir" toutes les balises régulièrement et qu'on éprouve le besoin d'en changer la position. Leurs supports peuvent être cassés ou éliminés entre-temps. À l'inverse, la végetation récente masque certaines balises. On s'adapte continuellement à l'évolution du milieu pour rendre le balisage plus performant, ce que je n'imaginais pas du tout auparavant ! ».

Alain en a fait parfois l'amer constat, comme ce fut le cas sur des portions du GR® 2 entre Vétheuil et La Roche Guyon, où le terrain de plus en plus érodé était devenu trop glissant et trop étroit. Certains randonneurs évitaient cet endroit et empruntaient la route voisine. « C'est terrible parce que cette partie du chemin en balcon sur la boucle de la Seine est une des plus emblématiques d'Île-de-France ! ». Ici, le travail des bénévoles n'était pas suffisant pour entretenir correctement le sentier, dont l'accès n'était plus sécurisé.

C'est ainsi que lui et quelques autres baliseurs ont présenté un dossier avec l'aide de la commission sentier du département afin de demander à bénéficier de plus de moyens pour réaliser un travail de réhabilitation complète sur ces portions concernées.« Il nous fallait du matériel, des pelles, des pioches, des tronçonneuses, des bras, des bennes pour enlever la terre et la transporter. Il fallait lancer un vrai chantier, un projet global ». Et comme aucun des acteurs locaux ne disposait de moyens financiers et humains pour lancer des travaux d'une telle ampleur, la commission s'est tournée vers un projet d'appel à dons. « Nous avons fait une proposition d'entretien lourd avec l'aide d'un projet d'appel à don à hauteur de 2 500 € ».

L'appel à don a été lancé et les finances nécessaires récoltées, le projet a pu être mené. Tout ceci, grâce à la générosité des donateurs de la FFRandonnée ! « On a élagué ou abattu des arbres et des arbustres, élargi et aplani le chemin. Chacun avait son instrument : pelle, pioche, bêche, masse, sécateur, scie, débroussailleuse ou tronçonneuse. Nous étions environ 25 sur un tronçon d'au moins 3 kilomètres. Du calcaire, il y en avait partout ! Ce fut une très grosse opération., une des plus grosses qu’on ait mené sur les 5 dernières années ».

Comment soutenir les baliseurs bénévoles

Pour soutenir les 8 900 baliseurs bénévoles qui, comme Alain, entretiennent le réseau de 93 800 kilomètres de GR® et de GR® de Pays, vous pouvez faire un don en ligne. Concrètement, avec 40 € vous permettez le balisage d'un kilomètre d'un nouveau GR® sur un sentier escarpé ou montagneux. Avec 25 €, vous permettez l'entretien et le balisage annuel d'un kilomètre de GR®.

Ne l'oubliez pas, en faisant un don, vous bénéficiez d'une réduction d'impôt de 66% du montant de votre don dans la limite de 20% de votre revenu net imposable. Ainsi, un don de 100 euros ne vous revient en réalité qu'à 34 euros !

La FFRandonnée et ses baliseurs bénévoles vous remercient très sincèrement pour votre générosité.

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Publié le 18/12/2019